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Difference entre nofollow et dofollow expliquee simplement

« Dofollow » n'existe même pas techniquement : c'est l'absence d'attribut rel. Et depuis que Google traite nofollow comme un simple indice, la vraie question n'est plus nofollow ou dofollow, mais : ce lien a-t-il été créé pour manipuler le classement ?

Difference entre nofollow et dofollow expliquee simplement

La question revient à chaque audit que je fais chez un client : « Ce lien, je le mets en nofollow ou en dofollow ? » Et à chaque fois, je vois la même crispation dans les yeux du rédacteur ou du responsable e-commerce. Comme s'il fallait trancher entre le bien et le mal, entre un lien qui compte et un lien qui ne compte pas.

Spoiler : la réalité est plus ennuyeuse, et bien plus intéressante. La différence entre nofollow et dofollow ne se résume pas à « l'un transmet de la popularité, l'autre non ». Cette vision date d'une époque où Google traitait encore le nofollow comme un ordre strict. Ce n'est plus le cas depuis longtemps, et la plupart des articles que je lis sur le sujet racontent encore l'histoire d'il y a dix ans.

Je vais vous expliquer ce qui se passe réellement quand vous posez un attribut rel sur un lien, pourquoi « dofollow » n'existe même pas techniquement, et comment je décide, concrètement, dans mes propres projets.

Points clés à retenir

  • « Dofollow » n'est pas un attribut HTML : c'est simplement l'absence de tout attribut rel restrictif sur un lien.
  • Depuis que Google a transformé nofollow en simple indice, un lien nofollow peut quand même être suivi pour la découverte de contenu.
  • Les valeurs sponsored et ugc ont été ajoutées pour distinguer un lien payant d'un commentaire ou d'un contenu d'internaute.
  • Le nofollow ne « gaspille » pas de jus SEO de façon catastrophique : c'est une croyance que j'ai vu coûter des heures de réunions inutiles.
  • La vraie décision n'est pas nofollow contre dofollow, mais : est-ce que ce lien a été créé pour manipuler le classement ?

Nofollow et dofollow : la vraie différence qu'on ne vous explique jamais

Commençons par démonter la symétrie. Quand on lit « nofollow » et « dofollow » côte à côte, on croit qu'il s'agit de deux valeurs possibles du même attribut. Faux.

Il n'existe aucune valeur rel="dofollow" dans les spécifications HTML. Si vous l'écrivez dans votre code, les navigateurs vont l'ignorer poliment — elle ne produit strictement rien. « Dofollow » est un mot inventé par la communauté SEO pour désigner un lien sans attribut restrictif.

Ce que contient vraiment un lien « dofollow »

Un lien dofollow, dans le code, ressemble à ça :

<a href="https://exemple.fr/article">Voir l'article</a>

C'est tout. Pas de rel, pas de target magique, rien. Le lien transmet par défaut tout ce qu'un moteur est prêt à lui accorder : découverte de l'URL, compréhension du contexte sémantique, et oui, un certain poids d'autorité selon l'algorithme interne du moteur.

Un lien nofollow, lui, possède une propriété explicite :

<a href="https://exemple.fr/article" rel="nofollow">Voir l'article</a>

La phrase à retenir : dofollow = état par défaut ; nofollow = exception déclarée. C'est une asymétrie, pas une paire.

Pourquoi cette nuance change votre façon de travailler

Quand vous comprenez qu'il n'y a rien à « activer » pour obtenir un dofollow, vous arrêtez de chercher frénétiquement des plugins WordPress censés « dofollower » vos liens. J'ai perdu une demi-journée, il y a quelques années, à configurer une extension sur le blog d'un client qui promettait de convertir ses liens en dofollow. Résultat : elle ajoutait rel="dofollow" dans le HTML. Zéro effet. J'aurais mieux fait de vérifier la doc HTML de base.

La vraie question n'est donc jamais « est-ce que ce lien est dofollow ? ». Elle est : « est-ce que ce lien porte un attribut qui demande au moteur de le traiter avec prudence ? »

Pourquoi le nofollow existe (et pourquoi Google l'a assoupli)

Le nofollow est né d'un problème très concret du début des années 2000 : les commentaires de blogs étaient spammés par des robots qui y laissaient des milliers de liens vers des sites douteux. Les moteurs se retrouvaient à indexer ce bruit comme s'il s'agissait de recommandations sincères.

La réponse initiale a été binaire : un lien nofollow ne transmet rien, point. Google traitait cet attribut comme un ordre.

Le nofollow est devenu un « indice », pas une directive

Puis l'algorithme a évolué. Aujourd'hui, Google présente clairement le nofollow comme un hint — un indice, une indication de votre intention, qu'il peut ou non suivre. Traduction pratique : si vous mettez nofollow sur un lien, vous dites « je ne cautionne pas ce lien ». Le moteur en prend note. Mais il peut décider malgré tout de l'explorer, parce que découvrir de nouvelles pages l'intéresse indépendamment de votre avis.

C'est le point que je vois le plus mal compris. Un nofollow n'est pas un mur. C'est un panneau « attention, périmètre non validé ».

Conséquence directe dans mes projets : je ne bloque plus jamais un lien interne en nofollow pour « économiser du jus ». C'était un réflexe hérité des vieux forums SEO. Sur le site d'une marque de mobilier pour qui j'ai travaillé, on avait mis la pagination en nofollow — vieille recommandation trouvée sur un blog. Après avoir retiré ces attributs, la profondeur de crawl des pages produits s'est nettement améliorée en quelques semaines. Le nofollow freinait la découverte, pas l'autorité.

Depuis 2019, Google reconnaît trois valeurs distinctes pour signaler un lien non éditorial. La confusion entre elles est fréquente, alors posons-les clairement.

Sponsored, UGC, nofollow : ces trois attributs qu'on confond
Attribut Usage prévu Ce que ça dit au moteur
rel="nofollow" Lien non cautionné, cas général « Je ne valide pas ce lien »
rel="sponsored" Liens payants, partenariats rémunérés, affiliations « Ce lien est commercial »
rel="ugc" Contenu généré par les utilisateurs (commentaires, forums) « L'internaute l'a posté, pas moi »
aucun attribut Lien éditorial que vous assumez « Je recommande cette ressource »

Quand utiliser chacun, concrètement

Ma règle personnelle, affinée après plusieurs centaines de liens traités :

  • Un lien d'affiliation, un article sponsorisé, un placement payant → sponsored. Sans hésitation.
  • Un commentaire, un avis client, un post de forum sur votre site → ugc.
  • Un lien dont vous ne contrôlez pas la destination et dont vous ne voulez pas assumer la recommandation → nofollow.
  • Un lien vers une source que vous citez parce qu'elle est bonne → rien. Laissez-le dofollow, c'est fait pour ça.

Et franchement, cette dernière ligne est celle que je dois le plus défendre en réunion. Beaucoup de rédacteurs ont pris l'habitude de mettre nofollow sur tout lien externe, par réflexe défensif. C'est inutile et contre-productif : vous signalez au moteur que vous ne voulez pas donner de crédit, alors que citer des sources de qualité est justement ce qu'il aime.

Quand un lien nofollow peut vous nuire (sans que vous le sachiez)

Le nofollow n'est pas neutre. Mal posé, il peut poser problème. J'ai vu deux cas typiques en intervention.

Quand un lien nofollow peut vous nuire (sans que vous le sachiez)

Le cas de la pagination

Une boutique mettait rel="nofollow" sur toute sa pagination de catégories. L'intention était de « ne pas diluer la page principale ». En pratique, les pages produits situées en page 3 ou 4 de liste étaient très peu explorées. Retirer ces attributs a suffi à rendre le catalogue entier plus visité par les robots. Le nofollow ici ne protégeait rien : il coupait une route.

Le cas du lien interne stratégique

Autre situation, sur un site de services : la page « tarifs » était liée depuis l'accueil avec un nofollow. Personne ne savait pourquoi. Probablement un ancien prestataire. Ce lien portait un signal de méfiance sur une page commerciale importante — l'exact inverse de ce qu'on veut.

Ces deux exemples m'ont appris une chose : avant de poser un nofollow, demandez-vous quelle intention vous exprimez. Si vous n'avez pas de raison claire, ne le mettez pas.

Faut-il mettre tous ses liens externes en nofollow ?

Non, et cette croyance a la vie dure. Mettre nofollow sur un lien vers une étude, un article de fond ou une source institutionnelle revient à dire à Google que vous ne faites pas confiance au contenu que vous citez. Ce n'est pas la posture d'un site éditorial sérieux.

La question à se poser n'est pas « est-ce un lien externe ? » mais « est-ce que ce lien a été créé dans un but de manipulation ou d'échange commercial ? ». Si la réponse est non, laissez-le sans attribut.

Et le « jus SEO », est-ce que je le perds ?

Vous ne perdez rien de mesurable en nofollowant un lien sortant. Ce fameux « jus » que les gens imaginent comme un liquide qui s'écoule hors de la page est une métaphore, pas un mécanisme. Les moteurs évaluent la cohérence, la pertinence et la qualité d'ensemble. Un lien éditorial sortant de qualité vers une source reconnue dans votre thématique vous aide davantage qu'il ne vous coûte.

Ce que vous perdez réellement, en revanche, c'est un signal de confiance. Et ça, aucun attribut ne vous le rendra.

Comment vérifier si un lien est en nofollow ou dofollow

Trois méthodes que j'utilise selon le contexte :

  1. Le clic droit sur le lien, puis « Inspecter ». Vous lisez directement le code HTML et cherchez rel dans la balise <a>. La plus fiable, la plus rapide pour un lien isolé.
  2. Les outils de navigateur qui surlignent en couleur les liens dofollow et nofollow sur une page entière. Pratique quand vous voulez cartographier les liens sortants d'un concurrent sur une seule page.
  3. Un crawl complet du site avec un outil type Screaming Frog ou Sitebulb. Indispensable pour un audit : c'est là qu'on découvre les nofollow oubliés sur la pagination ou la navigation.

Une erreur que je faisais au début : me fier uniquement à l'inspection visuelle du navigateur. Certains scripts ajoutent l'attribut rel après le chargement de la page, en JavaScript. Le code source brut ne le montre pas toujours. Toujours croiser avec un crawl ou l'inspecteur de code.

Ce qu'il faut retenir

La différence entre nofollow et dofollow n'est pas une opposition entre deux attributs. C'est la différence entre ne rien dire et exprimer une réserve. Le dofollow est l'état naturel d'un lien ; le nofollow est une déclaration d'intention que vous adressez au moteur.

Depuis que Google traite cet attribut comme un simple indice, la partie s'est déplacée. La question n'est plus technique, elle est éditoriale. Chaque lien que vous posez raconte quelque chose sur la confiance que vous accordez à ce que vous référencez.

Alors la prochaine fois que votre doigt hésite au-dessus de la case nofollow, posez-vous la seule question qui compte vraiment : « Est-ce que j'assume ce lien, ou est-ce que je m'en méfie ? » Votre réponse sera presque toujours la bonne.

Une question que je reçois souvent : le nofollow est-il encore utile en 2026 ?

Oui, à condition de l'utiliser pour ce qu'il est : un indicateur d'intention, pas un interrupteur. Il reste pertinent pour les liens commerciaux, les contenus d'internautes et les cas où vous ne voulez pas engager votre responsabilité éditoriale. Ce qui est devenu inutile, c'est de le poser par réflexe sur tout ce qui bouge.

Solène Bourgeois

Solène Bourgeois

Solène Bourgeois est une spécialiste reconnue en rédaction optimisée pour le référencement, en stratégie éditoriale et en optimisation du contenu pour l'expérience utilisateur. Elle met sa plume et son sens de l'analyse au service des marques qui souhaitent allier performance et clarté. Curieuse et pragmatique, elle aime transformer des idées complexes en textes fluides qui plaisent autant aux lecteurs qu'aux moteurs de recherche.

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